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lundi 26 septembre 2016

La plainte déposée contre Philippe Pemezec pour agression raciste relayée par Oumma.com

Une habitante voilée du Plessis-Robinson porte plainte contre le maire Philippe Pemezec pour agression raciste

par Fabienne Doucet Oumma.com

Niché au sud-ouest de Paris dans un cadre verdoyant et fleuri, le Plessis-Robinson, cette petite ville pleine de charme des Hauts-de-Seine dont le pouvoir d’attraction séduit une classe moyenne favorisée depuis plusieurs années, semble être l’endroit idéal où il fait bon vivre à proximité de l’agitation parisienne. Mais l’air y est-il vraiment respirable pour tous les administrés ?

Il règne sur son fief depuis 1989, Philippe Pemezec, le seigneur des lieux défavorablement connu pour son caractère impétueux, fait partie de ces maires « Les Républicains » en pleine dérive droitière qui se défendent de succomber aux sirènes frontistes, alors que tout dans leur comportement foncièrement anti-républicain, et leur ressentiment anti-arabes et anti-musulmans assumé pleinement, en trahit le fort penchant.




Le premier magistrat du Plessis-Robinson ayant même avoué l’inavouable, lors d’un entretien avec la journaliste Claire Checcaglini en 2012. Sans doute mis en confiance par cette vraie fausse militante du FN en immersion dans les arcanes de l’extrême droite française, qui se présentait devant lui sous une fausse identité et prétendument en quête de parrainage pour l’élection présidentielle, il avait alors confié sans crainte avoir voté Jean-Marie Le Pen en 2002, au second tour de la présidentielle. Rapportée dans son livre « Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée », cette confidence croustillante et tellement révélatrice n’a jamais été démentie par le principal intéressé.

Dire que Philippe Pemezec voit rouge à chaque fois qu’il aperçoit ou croise une concitoyenne voilée dans sa bonne ville où souffle un esprit bourgeois, au détour d’une rue, ou en l’occurrence d’un parc très prisé, le Jardin de la Liberté, est un doux euphémisme…

Installée depuis 15 ans en plein cœur du Plessis-Robinson et aussi loin qu’elle s’en souvienne, Madame B., une mère de famille voilée, a toujours lu le mépris à son égard dans le regard noir de son maire. Mais ce dimanche 4 septembre 2016, à 11h30, c’est la première fois qu’elle a subi sa fureur mortifiante sur la place publique, sous les yeux apeurés de sa petite fille de 10 ans qui en a lâché sa trottinette.

Alors qu’elle traversait tranquillement le Jardin de la Liberté – une belle appellation pour un jardin mal-nommé si l’on en juge par la manière hargneuse dont Philippe Pemezec y a piétiné la liberté fondamentale d’une de ses administrées – cette habitante, honorablement connue, a été violemment apostrophée par l’édile entré dans une rage folle à sa vue, fonçant droit sur elle, cintré de son écharpe tricolore qu’il arborait pour une cérémonie officielle commémorant la libération du Plessis-Robinson pendant la seconde guerre mondiale.  

Jointe au téléphone, cette mère de famille encore sous le choc de cette confrontation brutale avec l’islamophobie institutionnelle évoque une « scène épouvantable », une « agression raciste révoltante » qui l’a figée sur place, pensant immédiatement à protéger sa petite fille contre ce déchaînement de haine injustifié, injustifiable et particulièrement traumatisant.

Les paroles blessantes hurlées par le maire résonneront longtemps dans sa tête et ont d’ailleurs été consignées noir sur blanc dans la plainte qu’elle a déposée contre lui, entrant ainsi dans les annales locales pour être la première musulmane voilée à dénoncer l'islamophobie accablante de l’élu de proximité par excellence : « Il va falloir que les gens comprennent qu'ici on est en France, pas en Algérie ! Y'en a marre des provocations !», a-t-il vociféré, hors de lui.

« Le maire était dans tous ses états. Ce qui s’est passé est d’autant plus insupportable que c’est le fait d’un élu du peuple censé respecter et faire respecter la loi. C’est abject, car à travers moi c’est ma fille de 10 ans qu’on agresse », s’est-elle indignée, en précisant que les caméras de vidéosurveillance apporteront la preuve en images de la véracité de ses propos.

Elle se dit plus que jamais convaincue de la nécessité de se tourner vers la justice dans un Etat de droit comme l’est la France, ne serait-ce que pour fragiliser la toute-puissance de ces maires qui ne réservent pas le même traitement à tous leurs administrés et imposent le règne de l’arbitraire dans ce qu’ils considèrent être leur petite baronnie.

Au cours de la célébration de l’Aïd, plusieurs habitantes de confession musulmane du Plessis-Robinson lui ont témoigné de belles marques de soutien. Certaines, encouragées à parler par son courage et sa combativité, lui ont relaté des agressions verbales similaires, à l’image de cette jeune fille de 18 ans venue accompagner sa mère à l’Hôtel de ville pour effectuer des démarches administratives, à qui l’on a ordonné de retirer son voile sous peine de ne pas accéder à leur demande. Sans oublier cette jeune convertie qui s’est entendu dire à maintes reprises, sur un ton menaçant et plein de morgue : « Rentrez chez vous ». Un comble !

Contacté également au téléphone, le mari scandalisé de cette femme blessée, l’épaule dans cette épreuve, non sans avoir exigé des explications et une audience auprès du maire, mais en vain.

C’est sur le chemin de l’école où, ironie du sort, sa fille et le fils de Philippe Pemezec sont dans la même classe, que cet époux outré s’est retrouvé presque nez à nez avec l’édile.

Sans se démonter et face au silence dédaigneux que Philippe Pemezec oppose à ses demandes réitérées de rendez-vous, il lui a fait face, lui lançant : « Vous n’avez pas à agresser mon épouse comme vous l’avez fait récemment. Je veux des explications ! Nous allons porter plainte ». Ce à quoi, le premier magistrat de la cité, certainement piqué au vif, a riposté : « Vous m’agressez ! », tout en prenant ses dires à la légère, lui répondant « Oui, c’est ça ».

Ce dialogue de sourd s’est conclu en beauté par l’injure ignominieuse « Terroriste » que le maire du Plessis-Robinson n’a manifestement pas pu réprimer, à l’instar de deux de ses adjoints que le mari de Madame B. a tenté de sensibiliser à l’humiliation infligée à sa femme et qui se sont livrés à des raccourcis odieux en guise de réponse cinglante  : « Vous ne nous faites pas peur. Nous, on ne tue personne ».

Pour corser les choses, Philippe Pemezec, optant pour l’attaque comme meilleure ligne de défense, a porté plainte à son tour contre l’époux qui a osé l’interpeller en pleine rue, l’accusant d’ « intimidation ». Mais c’était sans compter la pugnacité de ce dernier qui a immédiatement répondu coup pour coup, dans la plus stricte légalité, en déposant une plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

Bien qu’affligé par cette islamophobie décomplexée qui frappe à tout moment, avec une férocité inouïe, dans une si jolie petite ville des Hauts-de-Seine, se drapant dans une respectabilité institutionnelle pour franchir toutes les lignes jaunes, le couple, confiant dans la justice, est déterminé à ne pas baisser les bras dans ce combat citoyen du pot de terre contre le pot de fer.



vendredi 23 septembre 2016

What's Going On

A l'heure où l'Amérique renoue avec les pires pages de son histoire What's going on de Marvin Gaye résonne douloureusement 40 ans après sa sortie !

 

Message d'amour universel, sans conteste l'album What's going on sorti en 1971 est le chef-d'oeuvre de Marvin Gaye. 

 

What's going on exprime le point de vue d’un vétéran* de la guerre du Viêt Nam qui revient au pays pour lequel il s’est battu, et qui ne voit qu’injustice, souffrance et haine.  

 




What's Going On

Mother, mother
There's too many of you crying
Brother, brother, brother
There's far too many of you dying
You know we've got to find a way
To bring some lovin' here today, eheh

Father, father
We don't need to escalate
You see, war is not the answer
For only love can conquer hate
You know we've got to find a way
To bring some lovin' here today, oh oh oh

Picket lines and picket signs
Don't punish me with brutality
Talk to me, so you can see
Oh, what's going on
What's going on
Yeah, what's going on
Ah, what's going on

In the mean time
Right on, baby
Right on brother
Right on babe

Mother, mother, everybody thinks we're wrong
Oh, but who are they to judge us
Simply 'cause our hair is long
Oh, you know we've got to find a way
To bring some understanding here today
Oh oh oh

Picket lines and picket signs
Don't punish me with brutality
C'mon talk to me
So you can see
What's going on
Yeah, what's going on
Tell me what's going on
I'll tell you what's going on, ooh ooo ooo ooo
Right on baby
Right on baby



* Le frère de Gaye, Frankie, revenait de trois ans de service militaire en 1970 quand l’album a été composé.



Traduction ...

Ce qu'il se passe

Mère, Mère,
Vous êtes trop nombreuses à pleurer
Frère, frère, frère
Vous êtes bien trop nombreux à mourir
Vous savez qu'il faut que nous trouvions une solution
Pour apporter un peu d'amour ici aujourd'hui-Ouais

Père, Père
Nous n'avons pas besoin de monter ainsi en flèche
Tu vois, la guerre n'est pas une bonne solution
Seul l'amour peut triompher à la Haine
Tu sais que nous devons trouver une solution
Pour apporter de l'amour ici, aujourd'hui

Piquets de grève et pancarte de grève
Ne me punissez pas avec brutalité
Parlez moi, et vous pourrez voir
Ce qu'il se passe
Ce qu'il se passe
Ouais, ce qu'il se passe
Ah, en attendant...

Il est temps de donner un sens
Bravo, bébé
Bravo
Bravo

Mère, Mère, Ils pensent tous qu'on a tort
Oh mais qui sont-ils pour nous juger
Simplement parce que nos cheveux sont longs
Tu sais, nous avons besoin d'une solution
Pour amener la compréhension ici et aujourd'hui
Oh

Piquets de grève et pancartes de grève
Ne me punissez pas avec tant de brutalité
Parlez moi,
Et vous pourrez voir
Ce qu'il se passe
Ce qu'il se passe
Dis moi ce qu'il se passe
Je te dirai ce qu'il se passe
Bravo bébé
Bravo bébé

jeudi 22 septembre 2016

Guillaume Meurice est parti à la rencontre … des Gaulois

"Dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois" ou comment l'injonction de s'inventer des parents implique celle d'oublier ses parents, ses grands parents, de les rayer de sa mémoire, de faire table rase d'une culture décrétée indésirable



mardi 13 septembre 2016

Portrait : Sihame Assbague, la révolte en héritage


Elle marche partout. Un jour contre les violences policières, un autre contre les actes islamophobes. Ces derniers jours, elle a marché pour dire non au projet de loi El Khomri et multiplié les prises de parole pour condamner la sortie de la ministre Laurence Rossignol. Le tout, sans oublier une présence féroce sur les réseaux sociaux et une grande maîtrise des stratégies de communication. Sihame Assbague, 29 ans, est l’une des figures montantes de ce nouveau militantisme antiraciste. “Un des maillons de la chaîne”, comme elle se définit elle-même, en lien avec plusieurs associations et courants autonomes comme le Collectif Stop le contrôle au faciès, le Collectif contre l’islamophobie en France, le féminisme intersectionnel...
Le personnage clive. Ceux qui la connaissent parlent d’une militante « impliquée sur le terrain, prête à se sacrifier pour les autres et qui décroche toujours son téléphone ». Un de ses proches réagit sourire aux lèvres « ah non, non ! Elle ne décroche que trop rarement son téléphone. Toujours sur 1000 trucs à la fois, faut prier pour l’avoir. » Pour ses nombreux adversaires, Sihame Assbague est « un danger pour la République ». Ils la taxent de communautarisme. Elle lâche un sourire et commente : « Moi, un danger pour la République ? Suis-je bête ! J’oubliais que c’est moi qui passe le plus clair de mon temps à opposer les français les uns aux autres, à développer une rhétorique de la guerre, à précariser les populations les plus fragiles et à fuir nos responsabilités environnementales. »

Humeurs. Sihame Assbague a grandi dans le sud de Paris. Une enfance tranquille autour de ses parents, originaires du Maroc, et de ses quatre frères et sœurs. La jeune fille cartonne à l’école, parle fort et ne mâche pas ses mots. Sa conscience politique naît en 2004. La loi sur la laïcité à l’école est votée : une de ses copines de classe se retrouve dans l’obligation de quitter son voile. Sihame Assbague est « révoltée ». « Tu as beau être jeune, tu comprends rapidement que cette loi vise une partie spécifique de la population. On nous bassinait avec les principes de liberté et d’égalité et puis, soudain, le pouvoir se met à légiférer sur les tenues de tes soeurs », explique-t-elle. C’est l’année de ses premières manifestations.
Dans la foulée, un événement bouscule la France. On est en 2005 et deux jeunes, Zyed Benna et Bouna Traoré, trouvent la mort à Clichy-sous-Bois. Les banlieues se révoltent et le gouvernement décrète l’état d’urgence. A cette époque, Sihame Assbague est en prépa, après avoir décroché un bac littéraire avec mention. Elle se souvient : « Ces deux jeunes qui meurent, ça aurait pu être mes frères, des cousins, des amis : il y a forcément un point d’identification très fort. Et la réaction des médias, les sorties de Nicolas Sarkozy ont alimenté ma colère et ma compréhension des enjeux : cet événement, c’est le point de rupture. » Après des semaines de tension, les banlieues se calment. Sihame Assbague, elle, cherche à comprendre, à analyser. Elle lit des livres sur les processus de discriminations, s’intéresse au mouvement des droits civiques états-unien et ouvre un blog pour partager ses “modestes” réflexions.

Sans relâche. Après avoir obtenu un double diplôme en Sciences Politiques et Lettres Modernes, elle se retrouve chargée de mission à la mairie du XIVe arrondissement de Paris. Elle “prend de l’expérience” et démissionne au bout de trois ans : « Mes idées, mon engagement ne collaient pas avec mon travail...mais ça a été formateur, d’un point de vue professionnel mais aussi politique car c’est là que j’ai compris ce qu’était le racisme de gauche. » Repérée dans le monde militant, elle devient, en 2012, l’une des porte-paroles du Collectif contre le contrôle au faciès. Le début de l’exposition et de “belles rencontres”. En parallèle, elle retrouve l’école : professeure de français dans un lycée classé en Zone d’éducation prioritaire (ZEP), à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Sa « plus belle expérience jusqu’ici » mais le militantisme ronge son temps et son esprit. Elle décide de ne pas renouveler son contrat à l’Éducation Nationale et voyage en Europe, aux États-Unis où des opportunités lui permettent d’« interroger les différentes formes de mobilisation et d’affiner les stratégies ».

Aujourd’hui, Sihame Assbague ne travaille pas. Difficile de savoir si c’est un choix ou une situation subie. « Un peu des deux », précise-t-elle, « c’est pas comme si une boîte allait t’accueillir les bras ouverts après avoir googlé ton nom sur le net et puis, en vrai, ce que l’on fait prend tellement de temps et d’énergie que c’est difficile d’envisager une activité professionnelle à côté. » Elle rebondit sur « le coût conséquent des luttes, d’un point de vue psychologique, moral et financier notamment » ; l’occasion pour elle de rendre hommage à ceux qu’elle appelle « les anciens » et qui « ont perdu leur vie à militer, ont été broyés par le système. » Sa mère la voyait forcément ailleurs, avec un emploi stable et une petite famille. Elle craint surtout pour la sécurité de sa fille. « Même pas peur », lâche Sihame Assbague à chaque reprise. Elle donne et encaisse des coups sans relâche. Au milieu de sa « lutte », la militante surveille son exposition. Elle ne veut pas être « le visage » mais « l’un des visages ». Et lorsqu’on lui demande son objectif, elle répond sans hésiter : « Faire émerger une nouvelle génération de militants politisés pour peser dans le débat d’opinion sans être happés par le système. » Comprendre, Sihame Assbague veut « grand-remplacer l’élite communautariste blanche et bourgeoise, tout en repensant le fonctionnement » des sphères de pouvoir. Marquée par les luttes de l’immigration et des quartiers populaires, elle semble néanmoins avoir appris ses leçons. « Forcément, plus t’avances, plus tu fais des interviews et plus tu t’interroges sur le rôle objectif que tu joues dans la lutte, sur ce que tu apportes mais aussi ce que, consciemment ou inconsciemment, tu occultes. Et ce que tu occultes, par exemple, c’est que d’autres avant toi ont tracé le chemin, certains défrichant le terrain, comme le MIB par exemple, d’autres produisant une matière à penser, comme le PIR. » La militante a d’ailleurs hésité avant de se plier à l’exercice du portrait. « Pas dupe », elle déclare savoir que « l’un des pièges tendus par le pouvoir est la captation de personnalités non-blanches pour légitimer et continuer à asseoir sa domination. C’est un peu la fonction de la “diversité” cosmétique qui consiste à mettre un peu de couleur par-ci par-là sans jamais remettre en cause le système. » Or, Sihame Assbague le répète, ce sont les mécanismes et conséquences du racisme d’État qui sont au cœur de sa lutte.

Certains l’accusent de "racisme anti-Blancs". Tout sourire, elle répond : « C’est quand même fou qu’à chaque fois qu’on essaye de nous organiser par nous-mêmes, pour nous-mêmes, on nous oppose l’argument du “racisme anti-blanc” ! C’est Stokely Carmichael qui rappelait à juste titre que "nous n’avons pas à nous excuser de posséder cette forme de pouvoir collectif, car c’est en tant que groupe que nous sommes opprimés, et non en tant qu’individus” et c’est donc en tant que groupe racialisé que nous devons nous organiser. » Sihame Assbague ne s’excusera pas donc. Elle rappellera simplement que l’autonomie nécessaire à certaines luttes ne doit pas empêcher la création de fronts larges visant à “déradicaliser la classe politique et médiatique de ce pays”.

Source : http://contre-attaques.org/ (ici)

samedi 10 septembre 2016

La Laïcité en 3 minutes ...

Si pour Philippe Pemezec un foulard dans la rue est une provocation alors un petit rappel au premier magistrat de la ville du Plessis-Robinson de ce qu'est réellement la laïcité en France


Bon visionnage à lui ...



Plainte déposée contre Philippe Pemezec pour agression raciste auprès du Procureur de la République

Nous relayons ici la plainte de la maman qui nous a rapporté avoir été agressée en présence de sa fille par Philippe Pemezec maire LR du Plessis-Robinson.  Cette plainte a été adressée au Procureur de la République de Nanterre.


Si ces faits sont avérés ils ne sauraient rester impunis car ils sont d'une extrême gravité.





Madame, Monsieur le Procureur de la République,

    J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur les faits suivants :

Ce dimanche 4 septembre aux alentours de 11h30 nous traversons avec ma fille le Jardin de la Liberté avenue Aristide Briand au Plessis-Robinson. Plus loin nous reconnaissons Philippe Pemezec maire du Plessis-Robinson qui marche à grands pas dans notre direction. Il porte son écharpe républicaine. Arrivé à notre hauteur il nous crie dessus :


« Il va falloir que les gens comprennent qu'ici on est en France, pas en Algérie !
Y'en a marre des provocations ! »

Effarée, je détourne la tête avec l’idée de quitter au plus vite les lieux et d’éviter à ma fille de 10 ans ce spectacle épouvantable. Je comprends immédiatement que c’est le voile que je porte qui me vaut ce déchaînement de haine.

Cette agression raciste est révoltante, d’autant plus insupportable qu’elle est le fait d’un représentant de l’Etat censé respecter et faire respecter la loi. Abjecte car à travers moi c’est ma fille de 10 ans qu’on agresse.

Cela fait quinze ans que je croise Philippe Pemezec au Plessis-Robinson. Jamais en me voyant il ne s’est départi de son regard méprisant. Aujourd’hui en marge d’une cérémonie officielle publique il se donne le droit de m’agresser. Que fera-t-il la prochaine fois ? Quel message le maire de la ville envoie-t-il à ses concitoyens ?

Aussi je vous demande de bien vouloir vous saisir de cette affaire, lui donner sa suite légale et faire valoir mes droits et ceux de ma fille.

Nous sommes toutes les deux à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qu’elle voudra nous poser sur cette affaire d’une extrême gravité.

La ville du Plessis-Robinson dispose d'un dispositif de vidéo-surveillance. Les images vous confirmeront la véracité de mes propos sur le comportement inqualifiable de ce monsieur.

Je vous prie de croire Madame, Monsieur le Procureur de la République, en l’expression de ma considération.


dimanche 4 septembre 2016

Agression raciste au Plessis-Robinson de la part d'un élu : Appel à témoin

Une habitante du Plessis-Robinson nous rapporte avoir été verbalement agressée aujourd'hui dimanche 4 septembre vers 11h30 par un élu de la ville alors qu'elle marchait avec sa fille à quelques pas de la place Charles Pasqua. Celui-ci portant à ce moment son écharpe républicaine leur aurait crié dessus :

Il va falloir que les gens comprennent qu'ici on est en France, pas en Algérie ! Y'en a marre des provocations !

Pour cette maman il est évident que c'est le voile qu'elle portait qui est à l'origine de cette agression raciste.

Cet élu dont nous taisons le nom pour l'instant puisqu'une plainte pour agression raciste va être déposée par cette maman n'en est pas malheureusement à son premier coup d'essai.
Cette maman nous a expliqué par ailleurs qu'une personne a été témoin de cette agression et que cette personne a très certainement entendu les propos de l'élu en question.
Aussi nous relayons ici la demande de cette maman qui aimerait que cette personne se manifeste pour apporter son témoignage.

Cette personne est appelée à prendre contact avec nous à l'adresse suivante : vivreauplessisrobinson@gmail.com