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vendredi 28 décembre 2012

Visibilité sur le web

Après seulement trois semaines d'existence voici un premier pointage de la visibilité de ce blog sur la toile.
Son audience est plutôt bonne et elle dépasse les frontières (voir diagramme ci-dessous).
Aujourd'hui vendredi 28 décembre, ce site a déjà été consulté 653 fois en France, 34 fois à l'étranger sur 3 continents.
En tout 687 fois !
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Le travail sur le terrain commence également à porter ses fruits, les dossiers et les témoignages nous parviennent petit à petit (une dizaine de familles à d'ores et déjà pris contact).
Des dossiers qui souffrent d'une trop longue attente, des dossiers qui racontent aussi des propositions inacceptables dont personne ne voudrait ...

Continuez à nous écrire et à poster vos commentaires!


jeudi 27 décembre 2012

"Bienvenue au Front" : Claire Checcaglini, accusée par Marine le Pen et Philippe Pemezec, persiste et signe

24/02/2012
Attaquée par Marine le Pen pour avoir "mis dans sa bouche des propos qu'elle n'avait jamais tenus", accusée par Philippe Pemezec pour avoir adopté des pratiques"méprisables", Claire Checcaglini, auteur de l’ouvrage Bienvenue au front, journal d’une infiltrée (Jacob Duvernet) a affirmé à MyBOOX* qu’elle "ne (retirait) rien de ce qu’elle avait dit ou écrit". 

MyBOOX : En apprenant que Marine le Pen vous attaque en justice, quelle est votre réaction ? 
Claire Checcaglini : Je n’ai pour l’instant reçu aucun courrier, mais j’ai effectivement entendu l’annonce de l’avocat du FN selon laquelle Marine le Pen avait l’intention de me poursuivre en justice. Et concernant cette nouvelle, je suis extrêmement sereine. 

Vous confirmez donc tous les propos rapportés dans le livre ?  
Tous les propos que j’ai rapportés ont été prononcés. Je ne retire rien de ce que j’ai dit ou écrit. Mon secrétaire fédéral, qui a eu une confiance absolue en ma personne pendant 8 mois m’a rapporté les propos de Marine le Pen à propos de l’islam :"caresser l’islam dans le sens du poil de temps en temps, ce n’est pas pour eux, c’est pour les Français qui croient encore, ces cons là, que l’islam est une religion (…) Si je dis que l’islam n’est pas fréquentable, que c’est la pire des choses, ils me traiteront de raciste et ne voteront pas pour moi"*.

Comment avez-vous obtenu une telle confiance de la part des responsables et des militants du Front national ? 
C’est finalement assez simple de grimper les échelons au Front national. Beaucoup plus rapide qu’à l’UMP ou au PS. Surtout pour moi : je correspondais au profil qu’ils voulaient mettre en avant. Déjà, le FN manque cruellement de femmes. Et puis j’étais une nouvelle recrue qui paraissais très motivée et savais s’exprimer auprès des journalistes. Pour mon chef, j’aurais pu devenir candidate aux législatives. Ce qu’il ignorait, c’est que c’était impossible puisqu’il fallait, pour cela, présenter un casier judiciaire vide et le mien n’était pas à mon nom ! 

Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, dont vous rapportez des propos racistes et favorables au FN dans votre livre, vous accuse sur son blog de pratiques journalistiques "méprisables". Que lui répondez vous ? 
Philippe Pemezec conteste en effet ma méthode, mais d’après ce que je lis de son communiqué, il ne dément pas mes propos. Il ne pourrait démentir s’être vanté, auprès du secrétaire fédéral du FN 92 et de moi même de "faire très gaffe" selon ses propos, aux Arabes dans l’attribution de logements sociaux. 

Avez-vous eu des contacts directs avec les élus et militants du Front national depuis la parution du livre ? 
J’ai eu le vice présidente du Front national Ile-de-France, Marie-Christine Arnautu, qui m’a dit"Madame, vous êtes déloyale". Mais déloyale par rapport à qui ? Par rapport au Front national ? Un journaliste doit-il être loyal envers le FN ? Ou plutôt honnête envers ses lecteurs ? Je crois que la réponse est très claire. 

Alors évidemment qu’il n’était pas agréable d’annoncer aux militants, qui étaient bien souvent des personnes très bien, que je leur avais menti. Je peux comprendre qu’ils se soient sentis trahis. Mais ils comprendront peut-être que je n’aurais jamais obtenu toutes ces informations en m’affichant comme une journaliste qui mène une enquête sur le FN.

Les informations que j’ai livrées relèvent du débat public, je n'ai pas souhaité que les militants  prennent ce livre comme une attaque personnelle. Et le plus beau cadeau que je pourrais recevoir, après la parution, serait d’avoir convaincu quelques militants de sortir du FN, car la plupart d’entre eux méritent beaucoup mieux que cela.

*Mise à jour du 2 mars : Les éditions Jacob Duvernet nous demandent de préciser que Claire Checcaglini n'a pas retranscrit directement la conversation entre Sylvain, le secrétaire fédéral du FN 92 et Marine Le Pen. Les propos de Marine le Pen sont rapportés par Sylvain, qui lui a affirmé avoir eu un entretien avec la Présidente du FN au sujet de l’Islam.

Propos recueillis par Lauren Malka

MyBOOX est une application web de catalogage social et une base de données francophone de livres dont la vocation est d'enregistrer et de partager des bibliothèques personnelles et de communiquer à partir de listes de livres.

mercredi 26 décembre 2012

Protestations d'élus des Hauts de Seine et de la région Ile de France




Devant la gravité des faits relatés par des enquêtes journalistiques de tri ethnique au regard de l'attribution des logements sociaux dans la ville du Plessis-Robinson, Francine BAVAY demande au Préfet des Hauts-de-Seine de rappeler Monsieur PEMEZEC au respect des règles républicaines et lui demande également de saisir la Cour des comptes pour enquêter sur les modalités d'attribution des logements sociaux dans les communes de ce département.

Francine BAVAY interpelle dans une deuxième lettre le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine pour lui demander de retirer à Monsieur PEMEZEC tout rôle d'attribution des logements sociaux au niveau départemental. Elle souhaite également, qu'au regard de ces discriminations, Monsieur PEMEZEC se voit retirer sa délégation de Vice-président à l'égalité des chances.




Martine Gouriet présidente du groupe socialiste au conseil général des Hauts-de-Seine, quant à elle a saisi le procureur Philippe Courroye.



Ci-dessous la lettre de Benoit Marquaille, élu de l'opposition au Plessis-Robinson à Jean-François Copé Secrétaire Général de l'UMP.






mardi 25 décembre 2012

Pemezec, le FN et les discriminations (Enquête et révélations de Médiapart)


Philippe Pemezec, le maire UMP qui «loge très peu d'Arabes»

26 MARS 2012 | PAR MATHILDE MATHIEU ET MICHAËL HAJDENBERG - MEDIAPART

Philippe Pemezec n’est pas qu’un fanfaron. À des militants du Front national venus en décembre dernier solliciter son parrainage pour la présidentielle, le maire du Plessis-Robinson et vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine avait expliqué tout faire pour qu’il y ait le moins possible d’« Arabes » dans sa ville, notamment en surveillant l’attribution des logements sociaux.

Mediapart a voulu vérifier si le candidat UMP aux législatives (dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine) disait vrai. Nous nous sommes procuré l’ensemble des noms des demandeurs de logements candidats au Plessis et présentés en commission d’attribution de logements sociaux à l’office départemental (OPDH 92) depuis environ un an. Résultat : moins de 5 % des dossiers présentés comportent un nom à consonance maghrébine. Tout le monde ne rencontre visiblement pas autant de difficultés : la fille du maire, Marine Pemezec, 23 ans, s’est vu attribuer en février 2012 un logement social dans un quartier chic du Plessis dans des conditions intrigantes. 

mercredi 19 décembre 2012

Mensonge éhonté de la responsable du Service Logement du Plessis-Robinson


Quelques jours après avoir notifié notre refus de cette proposition inacceptable (voir ici) Mme C. responsable du service logement du Plessis-Robinson nous apprend que le logement a rapidement trouvé preneurs auprès de gens plus "raisonnables".

La réalité est tout autre. Quelques semaines un courrier de l'Office Départemental de l'Habitat révèlera le mensonge de Mme C. ! Le logement en question est toujours disponible !

La preuve en est que proposé une première fois le 9 mars 2012 par le Conseil Général le logement no 76 situé 16 allée des Eglantines à Fontenay aux Rose nous sera proposé une seconde fois le 5 avril 2012 cette fois par l'Office départemental !!

L'histoire ne nous dit pas comment en l'espace d'un mois le loyer progresse de 2,55 % ...

Le permis de visite quant à lui nous renseigne sur la date de disponibilité de ce logement : le 31 janvier 2012. A partir du 7 novembre 2011 date d'émission du permis de visite ce logement est disponible à la visite. Le 05 avril 2012 c'est-à-dire 6 mois plus tard ce logement n'a toujours pas trouvé preneur ! Pour rappel l'état de la proposition ici.




mardi 18 décembre 2012

Logement social au Plessis Robinson - Une proposition indigne !

Philippe Pemezec maire du Plessis-Robinson pense donner le change avec une proposition inacceptable ! Personne ne peut être dupé par les discours mensongers de Philippe Pemezec en matière de mixité sociale !

Preuve en est ce premier témoignage qui confirme un système discriminatoire au Plessis-Robinson. Il s'agit du témoignage d'un habitant du Plessis-Robinson qui après quatre ans d'attente se voit proposer un logement indigne à Fontenay-aux-Roses après qu'on lui ait fait comprendre qu'il n'y aurait rien pour lui et sa famille au Plessis-Robinson. 

Edifiant !

Lorsque vous déposez une demande de logement au Plessis-Robinson parce qu’avec trois enfants dans un F3 vous êtes à l'étroit, on vous explique qu'il faut compte tenu du nombre important de demandeurs, patienter au moins quatre ans. 
Quatre années d'attente, soit !
Entre temps vous entendez ci et là des choses étonnantes à propos des attributions de logement dans la ville. Des rumeurs de discriminations liées à l'origine ... Vous n'y accordez pas plus d'importance.
Quatre années passent sans nouvelles aucune du service logement. Vous appelez donc pour savoir où en est votre demande.  Mme Cornuel, responsable du service logement, vous explique que la situation est difficile, qu'elle-même vit dans un F3 avec ses trois adolescents. Enfin au bout d'une demi heure elle vous fait clairement comprendre qu'il n'y a rien à attendre en matière de logement au Plessis-Robinson et qu'à votre place elle chercherait un logement dans le privé !

Quatre ans d'attente pour s'entendre dire ça ? Manifestement, il y a quelque chose qui ne va pas. Philippe Pemezec ne veut pas de ceux qui portent un nom à consonance maghrébine ... Quand bien-même ceux-ci sont français et payent leurs impôts ?

Arrive alors l'impensable. Philippe Pemezec maire du Plessis Robinson révèle à une journaliste qu'il pense être une militante du Front National qu'il n'attribue pas de logements aux "Arabes" sur sa ville !

La presse s'empare alors du sujet et l'affaire commence à prendre de l'ampleur. 
Plusieurs élus protestent auprès de Patrick Devedjian et du Préfet des Hauts de Seine.

La polémique enfle ... C'est à ce moment précis que le service logement vous rappelle en catastrophe pour vous proposer un logement. Tiens donc ! Au Plessis-Robinson ? Non à Fontenay-aux-Roses !

Une proposition acceptable ? A vous de juger; voici les photographies.

samedi 15 décembre 2012

La Ligue des droits de l'homme des Hauts-de-Seine épingle Philippe Pemezec

Lors d'une rencontre intitulée : "Les Hauts-de-Seine au crible des droits de l'homme" la LDH par l'intermédiaire de sa Présidente dresse un réquisitoire sévère sur les pratiques discriminatoires dans l'attribution des logements sociaux au Plessis-Robinson


[...] La mixité doit se retrouver aussi dans le logement: l’une de nos propositions est aussi de privilégier un développement des territoires qui favorise le lien social.
Pas forcément au goût de Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson et candidat UMP dans la 12e circonscription de Hauts-de-Seine, cité par Claire Checcaglini dans son livre Bienvenue au Front : «Je participe aux commissions d'attribution des logements sociaux à l'office départemental des Hauts-de-Seine. Et je peux vous dire qu'au Plessis, il n'y a pas beaucoup d'Arabes. Je fais très gaffe.»
Et en effet, Mediapart a montré que les faits ne démentent pas les mots : les noms à consonnance maghrébine sont ultra-minoritaires parmi les bénéficiaires de logements sociaux.
La discrimination en France de citoyens au motif de leur origine, qu'elle soit ethnique ou géographique, de leur culture ou de leur religion, dans l'attribution de logements, est constitutive d'un délit. Nos représentants à l’Assemblée nationale doivent être exemplaires et représenter  tous les Français. 
 Mme Bigdade Présidente de la LDH des Hauts-de-Seine


Sources Mediapart ici 

jeudi 13 décembre 2012

Passer le logement social au Kärcher ...

Mardi matin, Mediapart nous interpellait sur les pratiques discriminatoires d’un énième maire en matière d’accès au logement social. Décidément, il ne se passe plus une semaine sans qu’un nouveau scandale sur le logement social n’éclate.

Ici, le sujet est éminemment brûlant, surtout si le marché est tendu et que les demandeurs attendent plusieurs années avant d’accéder à un logement social. Mais il est également sensible au regard de la faible transparence dans la procédure d’attribution et de l’émergence de politiques de peuplement plus ou moins assumées et très souvent contestables.

Le maire en question, c’est Philippe Pemezec, UMP, au Plessis-Robinson, qui affirme ouvertement loger « très peu d’Arabes » dans les logements sociaux. L’affaire est pourtant connue depuis des années dans cette ville où le parc social s’y est rétréci comme peau de chagrin par la vente et la destruction.

Cette stratégie d’évitement y est également marquée par une explosion des impôts locaux et des prix du foncier. Bref, le Robinsonnais type devrait être riche et blanc.

M. Pemezec fait ici le jeu de certains bailleurs sociaux, tiraillés entre leur mission sociale d’accueil des plus démunis et leurs contraintes de rentabilité qui les conduisent parfois à refuser de loger des « groupes à risques » au nom de la sacro-sainte « mixité sociale ».

Ensemble, maires et bailleurs n’hésitent pas alors à procéder à une gestion fine des attributions, cage d’escalier par cage d’escalier, en définissant un « seuil de tolérance » sur des critères sociaux et... ethniques ! Cela n’est pas sans rappeler cette affaire de fichage ethnique des locataires mis en place par la société HLM francilienne Logirep, mise en examen en 2009 pour discrimination raciale.

Où va la mixité sociale ?

Le principe de mixité sociale n’est donc pas toujours un rempart contre les politiques d’évitement dans le logement social, c’est même parfois le contraire. Il n’est ni plus ni moins qu’un artefact idéologique sans véritable définition juridique, érigé comme un principe d’orientation dans la pratique d’attribution des logements sociaux, et souvent instrumentalisé au détriment de candidatures jugées prioritaires.

D’ailleurs, on brandit cet idéal républicain uniquement lorsque l’on parle de quartiers sensibles. Etrange, non ? Mais on en oublierait que cette mixité sociale doit également s’appliquer dans les quartiers plus favorisés.

Il nous paraît inconcevable que des communes préfèrent payer une forte amende pour ne pas avoir à appliquer le quota fixé par la loi SRU. Rendons obligatoire ce qui est nécessaire pour la cohésion sociale. Portons à 25% l’obligation de construire des logements sociaux par commune de plus de 3 500 habitants, et à 30% en Ile-de-France où le marché est plus que tendu.

Parce que le principe de mixité sociale n’est pas celui du « not in my backyard » !

Le Kärcher, c’est la transparence

M. Pemezec affirme se baser sur les noms des candidats pour détecter les éventuels « Arabes » à éviter. L’anonymisation des candidatures est donc nécessaire pour lutter contre les discriminations, comme le préconisent la Halde et le Groupe d’études et de lutte contre les discriminations (Geld) depuis des années. Mais en aucun cas cette mesure ne saurait à elle seule endiguer les nombreux abus.

Ce qu’il faut exiger, c’est avant tout plus de transparence dans les décisions au sein des commissions d’attribution et une gouvernance plus efficace.

La France fait figure de mouton noir en Europe en matière de lisibilité des critères d’accès au logement social, en raison de l’absence de critères légaux de priorité et d’obligation de classement par système de points, outre la juxtaposition des filières spécifiques d’attribution avec les listes des réservataires.

Adoptons une fois pour toutes un système de cotation par points, clair et accessible à tous, à l’instar de la plupart des Etats membres de l’UE, et qui s’accompagnerait d’une large publicité des logements disponibles comme c’est le cas aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Et pourquoi ne pas imposer la présence d’un magistrat dans ces commissions d’attribution pour veiller à la bonne procédure, comme c’est le cas en Italie ? Chiche !

Déléguer le pouvoir d’attribution des logements sociaux

L’autre problème, c’est que les pratiques d’attribution sont circonscrites à l’échelle communale. En pratique, les critères varient considérablement d’une commune à une autre ; la décision issue des commissions d’attribution étant souvent issue d’un rapport de force entre collectivités et bailleurs sociaux.

Dans le cas du Plessis-Robinson, on encourage les effets de déversement des populations estampillées « persona non grata » dans les communes avoisinantes.

Pour contrer ce phénomène, on pourrait faire des communautés d’agglomération, qui seraient élues au suffrage universel direct et dessinées pour englober la réalité des aires urbaines, les autorités organisatrices de la politique du logement en leur déléguant notamment le pouvoir d’attribution des logements sociaux. Cela permettrait de gagner en cohérence territoriale et en indépendance dans la prise de décision.

Si la gauche accède au pouvoir au printemps, l’ambition première se doit de mettre fin à cette opacité et ces injustices. Le logement social, en tant que véritable amortisseur social contre la crise, se doit d’être exemplaire.

Par Karima Delli. Publié le 29/03/2012 L'OBS avec Rue89

Le vote FN de Philippe Pemezec (extraits de Bienvenue au Front)


Du livre de Claire Checcaglini "Bienvenue au Front - Journal d'une infiltrée" c'est le chapitre consacré à Philippe Pemezec maire du Plessis Robinson qui semble faire le plus de bruit !
Rendez-vous compte : un élu Ump qui avoue avoir voté Front National au deuxième tour de l'élection présidentielle préférant Jean-Marie Lepen à Jacques Chirac et qui avoue user de son autorité d'administrateur aux commissions de l'Opdh des Hauts de Seine pour discriminer une partie de nos concitoyens pour la simple raison qu'ils sont de confession musulmane !

Les faits sont tellement accablants que Philippe Pemezec n'a même pas tenté de les démentir. 

Petit rappel
Claire Checcaglini raconte son immersion de huit mois au sein du FN dans les Hauts-de-Seine, de mai 2011 à juin 2012, et «l'islamophobie» omniprésente chez les militants.
Dans ce livre, la journaliste raconte notamment avoir rencontré le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, dans le cadre de la collecte des parrainages pour Marine Le Pen, et dit que l'élu lui a confié avoir «voté Jean-Marie Le Pen» au second tour de la présidentielle de 2002. Voici le chapitre en question ...

(Cliquer pour agrandir)





Ci-dessous l'interview de Claire Checcaglini par les journalistes de Médiapart.




mercredi 12 décembre 2012

Pemezec et la discrimination au logement

« Je participe aux commissions d’attribution des logements sociaux à l’office départemental des Hauts-de Seine. Et je peux vous dire qu’au Plessis, il n’y a pas beaucoup d’Arabes. Je fais très gaffe »



Voici ce qu'a déclaré Philippe Pemezec Maire du Plessis Robinson à une militante du Front National venue chercher un parrainnage afin que Marine Le Pen puisse se présenter à l'élection présidentielle. Cette militante, de son vrai nom Claire Checcaglini est en réalité une journaliste qui enquête sur le Front National. 

Cette rencontre fait l'objet d'un chapitre (ici) dans son livre Bienvenue au Front - Journal d'une infiltrée en février 2012 : 





A écouter à partir de 06:22  ici 

Ces propos sont inacceptables et encore plus de la part d'un élu !
La discrimination par un dépositaire de l’autorité publique est constitutive d’un délit punie de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Des peines complémentaires peuvent être prononcées (pertes des droits civiques, interdiction d’exercer une fonction publique, affichage, diffusion de la décision prononcée).
Pourquoi revenir à cette affaire un an après ?  Depuis les révélations de Claire Checcaglini nous avons à plusieurs reprises demandé à rencontrer M. Pemezec pour avoir des explications. Sans succès.  Nous savons que de nombreux Robinsonnais vivant dans des conditions difficiles attendent depuis trop longtemps le règlement de leur dossier.  Alors si vous pensez également être victime de discrimination au logement au Plessis Robinson en raison de votre origine et souhaitez vous organiser pour demander que ces pratiques innommables cessent merci de prendre contact en écrivant à l'adresse suivante vivreauplessisrobinson@gmail.com. Ne pas réagir serait la pire des choses !  Nous interpellerons dans les semaines qui viennent : 
  • le Président du Conseil Général des Hauts de Seine, Patrick Devedjian,
  • le Préfet des Hauts de Seine, Pierre-André Peyvel,
  • le Président de Hauts de Seine Habitat, Christian Dupuy,
  • le Député de la 12 ème circonscription, Jean-Marc Germain, 
  • la Mission Interministérielle d'Inspection du Logement Social (MIILOS),
  • ...
Nous demanderons communication de tous documents administratifs susceptibles de nous aider à prouver ces pratiques discriminatoires, notamment :
  • la liste des logements sociaux au Plessis-Robinson,
  • les conventions de réservations signées entre la ville et les différents bailleurs du Plessis-Robinson,
  • ...
Si vous estimez être victime de discrimination au logement au Plessis Robinson en raison de votre origine et souhaitez vous organiser pour demander que ces pratiques innommables cessent merci de prendre contact en écrivant à l'adresse suivante vivreauplessisrobinson@gmail.com. Vous pouvez également poster sur ce blog vos témoignages ou tout simplement un commentaire. Vos contributions sont nécessaires pour faire changer les choses ! 

« Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde. C'est même la seule chose qui se soit jamais produite. »  Margaret Mead